MYRIAM FALISSE

Une technique innovante et personnelle

Son oeuvre explore une nouvelle technique picturale pour transcender l'âme humaine. Visite obligée...

Son travail est fortement marqué par sa quête d'harmonie et de paix intérieure. Cette jeune femme exigeante, perfectionniste, donne les signes tangibles d'une future grande figure.

Sa démarche s'apparente tant à une recherche philosophique que visuelle et trouve ses racines dans l'ambiance familiale qui a baigné son enfance. Une mère coréenne et un père "aventurier de l'humanitaire" lui ont très jeune ouvert les yeux sur la culture asiatique, ses particularités ancestrales et ses bienfaits spirituels. Elle nous offre ses toiles comme autant de bouffées d'oxygène et de sérénité.

Ses toiles sont toutes empreintes d'une réelle sagesse où souvent le blanc domine. Elle va ainsi travailler la pâte au couteau, réduisant sa palette chromatique à l'essentiel pour renforcer l'effet visuel.

Notre oeil ne s'arrête pas aux méandres sculptés donnés à sa pâte, il plonge de façon incisive au plus profond de ses toiles, laissées vierges de tout autre artifice. La toile devient matière propre, matière d'où se dégagent en un léger relief, poissons suspendus, visages impassibles, corps humains morcelés tout à coup sensuels ou bien encore dégageant une belle sérénité.

Son style inclassable, surprenant, soucieux du moindre détail, préfère la simplicité à l'exubérance et nous offre cependant un fameux coup de fraîcheur...


Anne Lucie Librecht


C'est la simplicité même sans être l'enfance de l'art. Sur une matière monochrome - qui aujourd'hui encore privilégie le blanc - l'artiste dessine en posant, dans un certain ordre assemblé, un cordelet de pâte qui, en relief, inscrit des figures. Elles tiennent à la fois du totem, de la caricature souriante et de l'art brut qu'aimait Dubuffet.

Pas de drame et s'il y a un message il est discret, intérieur car la femme artiste qui a, par sa mère, des origines asiatiques cultive son jardin zen en toute quiétude apparente, informée mais pas déformée par les modes dont chacun sait que pour la plupart elles passent et trépassent. Sur tout cela donc, un sourire, l'art de ne pas se prendre au sérieux. Parfois, sur des plages blanches, de petites figurines très coloriées sont accrochées animant ainsi l'espace.

J'aime que la recherche de la pureté ne se fasse pas dans la douleur, qu'on me donne à rêver et qu'on me laisse libre, à partir de ces oeuvres, de me raconter, pour moi seul, mes petites histoires.

Jacques Parisse
Critique d'art à la RTB (Radio Télévision Belge)

Une technique innovante et personnelle

Haar werk verkent een nieuwe schildertechniek om het te verheffen boven de menselijke ziel. Een bezoek waard ...!

Haar werk wordt gekenmerkt door haar zoektocht naar harmonie en innerlijke rust. Deze jonge vrouw is veeleisend, perfectioniste en toont tastbare tekens om een grote toekomst tegemoet te gaan.

Haar methode is zowel een filosofische als visuele zoektocht, vindt zijn oorsprong in de familiesfeer en dit sinds haar kinderjaren. Een Koreaanse moeder en een vader die een "humanitair avonturier " was, hebben haar sinds jongsaf aan de ogen geopend op de Aziatische cultuur, de voorvaderlijke bijzonderhedenen spirituele weldaden. Zij biedt ons haar doeken aan metzowel vlagen van zuurstof en rust.

Al haar doeken zijn doordrongen van reële wijsheid waar vaak het "wit" heerst. Alzo bewerkt ze de "pâte" (een specifieke modeleerklei) met een mes, om het chromatisch pallet te herleiden tot het essentiële en het visueel effect te versterken.

Ons oog stopt niet bij de geboetseerde kronkels die ze aan de "pâte" geeft, maar snijdt als het ware tot het diepst van haar doeken die volledig ontnomen zijn van eender welke kunstmatigheid. Het doek wordt het eigen materie en onderwerp, een onderwerp dat... een licht reliëf , vissen, onverstoorbare gezichten, versnipperde lichamen die sensualiteit of nog rust ... uitstralen.

Haar niet te plaatsen en verrassende stijl, met aandacht voor het minste detail, verkiest eenvoud boven overvloed en biedt ons een echte brok frisheid aan...


Anne Lucie Librecht


Het is de eenvoud zelve zonder in de “kind” kunst te vertoeven. Op een monochrome materie – dat vandaag hoofdzakelijk gedomineerd wordt door het wit – tekent de artieste door het gebruik van een “pâte” , dat op in een zekere orde in reliëf aangebracht wordt, figuren. Figuren in totemstijl, lachende karikaturen, en brute kunst waar Dubuffet van hield.

Geen dramatiek en als er een boodschap is dan is deze discreet. Innerlijke kracht, daar deze artieste – die langs moederzijde Aziatische origines heeft – rust en een “zen” attitude onderhoudt. Een geheel met een glimlach, de kunst om zich niet “au sérieux” te nemen. Soms worden kleine kleurrijke beeldende elementen aangebracht op het witte doek, die de ruimte animeren.

Ik hou ervan als het evenaren van en zoeken naar puurheid niet gekoppeld gaat met pijn. Dat men mij doet dromen, en vrij laat om vanuit deze werken voor mezelf mijn eigen kleine verhalen te vertellen.

Jacques Parisse
Critique d'art à la RTB (Radio Télévision Belge)

Une technique innovante et personnelle

Her works explore a new pictural technique to transcend the human soul. Visit is a must

Her work is particularly marked by the search for harmony and interior peace. This demanding young woman who is really a perfectionist gives tangible signs of a future bright figure.

Her approach reaches toward a philosophical as well as a visual quest and finds its roots in a family atmosphere that bathed her childhood. A Korean mother and a father adventurer of the humanitarian have opened her eyes on the Asian culture, her ancestors particularities and their spiritual welldoings at a very young age. She offers us her canvases in as much as puffs of oxygen and serenity.

Her canvases radiate real kindness in which often white predominates. She spreads the paste with a knife in order to reduce the number of colours to an essential minimum thus reinforcing the visual effect.

The eye will not rest at the meanders sculpted in her paste, it dives in a incisive way into the most profound of her canvases leaving behind every other artefact. The canvas becomes the material in itself, a material from which hung-up fish, emotionless faces, human bodies cut up in pieces one time sensual then again shining a beautiful serenity in slight relief are released.

Her astonishing style that is hard to classify well aware of the slightest detail prefers simplicity to exuberance and releases all the same an impressive freshness...



Anne Lucie Librecht


C'est la simplicité même sans être l'enfance de l'art. Sur une matière monochrome - qui aujourd'hui encore privilégie le blanc - l'artiste dessine en posant, dans un certain ordre assemblé, un cordelet de pâte qui, en relief, inscrit des figures. Elles tiennent à la fois du totem, de la caricature souriante et de l'art brut qu'aimait Dubuffet.

Pas de drame et s'il y a un message il est discret, intérieur car la femme artiste qui a, par sa mère, des origines asiatiques cultive son jardin zen en toute quiétude apparente, informée mais pas déformée par les modes dont chacun sait que pour la plupart elles passent et trépassent. Sur tout cela donc, un sourire, l'art de ne pas se prendre au sérieux. Parfois, sur des plages blanches, de petites figurines très coloriées sont accrochées animant ainsi l'espace.

J'aime que la recherche de la pureté ne se fasse pas dans la douleur, qu'on me donne à rêver et qu'on me laisse libre, à partir de ces oeuvres, de me raconter, pour moi seul, mes petites histoires.

Jacques Parisse
Critique d'art à la RTB (Radio Télévision Belge)